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La Luciole (L.L) : Rappelez-nous les principales valeurs qui fondent l’inscription ?
Rémi Deleplancque (R.D) : Il faut tout d'abord préciser que cette inscription affirme une reconnaissance internationale du Val de Loire. Celle-ci renforce d'autant la dimension de la responsabilisation des acteurs. Ces valeurs reposent sur trois critères. En premier lieu, le territoire ligérien est considéré avec son patrimoine monumental de renommée internationale et la qualité de ses sites urbains, comme une expression majeure du génie créateur humain que l'on se doit de perpétuer. Il possède également des paysages qui illustrent l’influence des idéaux de la Renaissance et du siècle des lumières sur la pensée et la création en Europe occidentale, qu'il nous faut préserver et valoriser. Enfin, il règne aussi sur ce territoire une harmonie entre l’homme et l’environnement qui a évolué au fil des siècles, qu'il est souhaitable d'entretenir. A nous maintenant de valoriser avec cohérence cet ensemble que nous a légué l'histoire.
L.L : Vous avez déjà visité bon nombre de structures ligériennes, quelles impressions en avez-vous ?
R.D : Partout, il y a des compétences qui s'expriment et des actions très positives. Cependant il serait bon de réfléchir sur les conditions d’une plus grande cohérence et donc une pérennisation des actions de chaque structure. De plus, il serait souhaitable de renforcer les coopérations entre les structures de façon à ce que tous les éléments patrimoniaux bénéficient d’une meilleure médiation auprès d’un plus large public.
L.L : Quels sont vos axes de réflexion et surtout d'actions pour l'avenir en terme d’éducation?
R.D : Tout d'abord nous souhaitons travailler dans la simplicité et l'efficacité. Trois plans me semblent à privilégier en matière d'éducation et de sensibilisation : les contenus et dispositifs pédagogiques, la formation des intervenants et enseignants et la réalisation de documentations et d'outils pédagogiques. La mise en œuvre d'actions sur ces trois plans doit être croisée avec les champs disciplinaires induits par l'inscription, à savoir : le patrimoine architectural et monumental, le patrimoine naturel et environnemental ainsi que le patrimoine ethnologique et vernaculaire. C'est à partir de cette double prise en compte, qu'il convient de rassembler l'ensemble des acteurs autour d'une dynamique et d'un projet commun.
L.L : Quels conseils concrets pouvez-vous donner aux acteurs de l'éducation à l'environnement ?
R.D : Mon rôle est d'écouter et de construire avec eux, puis éventuellement de les conseiller. Ils sont force de propositions et de compétences. En revanche, il me semble fondamental d'œuvrer en réseau afin d'associer les énergies et de synchroniser les idées et actions. L'important est de concevoir un cadre clair de travail entre tous les partenaires (services déconcentrés de l'Etat, services des diverses collectivités territoriales concernées, le secteur associatif… à l'échelle du site dans son entier) et régulièrement de faire le point. L'objectif étant, dans le domaine de l'éducation et de la sensibilisation au patrimoine comme dans les autres domaines, de mettre en œuvre un projet de valorisation global et durable du Val de Loire. |

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