La Luciole (L.L) : Pour une première, l'opération correspond-elle à vos attentes ?
Sylvaine Borel (S.B) : En fait, ce projet m'a permis d'ouvrir les yeux avec les enfants sur le fleuve. Il me semble que la Loire n'est pas assez intégrée à la ville alors que historiquement la ville a vécu au rythme du fleuve royal. En ce sens, le rôle des associations est essentiel. J'ai donc appris en même temps que les enfants et je dois reconnaître que c'est passionnant. Désormais je la regarderai avec d'autres yeux.
L.L : Ce thème doit-il s'inscrire dans la durée au niveau scolaire ?
S.B : La Loire est un excellent support (cycle 1, 2 et 3) pour apporter des connaissances et des compétences (écrire, lire, langage mais aussi histoire, géographie…). Nous avons déjà toutes les matières de bases du programme à gérer et parfois nous n'avons pas forcément le temps et les moyens d'approfondir un autre thème. En revanche, je pense qu'il est nécessaire d'évoquer la Loire dès que l'on a la possibilité.
L.L : A votre avis, l'environnement en général doit-il devenir une logique d'éducation ?
S.B : Ce thème est primordial pour l'avenir de la planète. Certes, les enseignants doivent l'évoquer mais il faut aussi que les parents s'y penchent. En fait, c'est de la responsabilité de tous. C'est donc un effort conjugué au quotidien qui doit être de mise.
L.L : Quel principal souvenir retiendrez-vous de vos séances ?
S.B : C'est le rapport émotionnel des enfants face au fleuve et face aux animateurs de l'Observatoire Loire. Déjà, ils ont mémorisé les séances et ils les racontent à bon nombre de personnes. Par ailleurs, ils se sont attachés humainement au fûtreau. C'est incroyable de voir leur regard et leur visage dès qu'ils le voient et qu'ils le touchent. |