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Dossier réalisé à partir de la Revue La Luciole du Centre n°3

 

 

Interview de Monsieur Marinier,
Directeur territorial à l'Office National des Forêt (ONF)

 

Lorsque l’on parle de forêts, nous ne pouvons nous empêcher de penser à l’Office National des Forêts. Monsieur Marinier nous présente l’importance de celles-ci en région Centre.

 
 

   

 

La Luciole : Quelle est la place de la forêt en région Centre ?
Monsieur Marinier : La forêt y occupe près de 820 000 ha et représente 15% de sa surface, nous plaçant au-dessus de la moyenne nationale. On trouve notamment la forêt d'Orléans, 35 000 ha, la plus grande forêt domaniale de France. Le régime forestier comprend 125 000 ha, essentiellement des forêts domaniales, (propriétés de l'Etat ou des collectivités), gérées par l'ONF. Une forêt privée peut aussi être gérée par l'ONF par convention pour 10 ans minimum. La forêt est composée de 73% de chênes, 23% de pins sylvestres, les autres essences sont peu représentées. La filière bois y emploie 20 000 personnes.

LL : Quelles sont pour vous les caractéristiques principales de la forêt domaniale par rapport à la forêt privée ?
MM : La forêt domaniale, gérée sur le long terme, présente des essences à revenus non immédiats comme le chêne. La forêt privée, avec une multitude de propriétaires, est gérée à plus court terme avec des essences générant des revenus plus rapides.

LL : Quelles sont les missions de l'ONF et comment ont-elles évolué ?
MM : Elles intègrent la gestion durable : les forestiers associent économie, environnement et demande sociétale. On peut citer comme exemple les sites Natura 2000 où l'ONF développe des sentiers et circuits découvertes. L'ONF est plus ouvert, il dialogue avec les maires, les associations locales, etc. De plus il travaille à l'aménagement du territoire en plus de l'aménagement forestier.

LL : La tempête de 1999 a-t-elle eu des effets positifs ?
MM : Nous nous sommes interrogés sur notre façon de travailler. Nous avons mieux observé la nature : "On ne commande à la nature qu'en obéissant à ses lois". Au lieu de replanter immédiatement comme par le passé, nous avons observé la réaction des stations forestières, quelles essences s'implantaient naturellement. A partir de là, nous avons favorisé ces essences.

LL : Comment selon vous évolue la représentation qu'a le public de la forêt ?
MM : La perception rurale est devenue citadine. Cet espace d'activité (bûcheronnage, chasse, etc.) est maintenant aussi un espace de loisirs. De plus la chasse ou le droit d'afflouage ont forgé l'identité de certaines régions rurales et renforcé leur lien forestier.

LL : Comment évolue l'accueil du public dans les massifs forestiers ?
MM : Les infrastructures d'accueil augmentent et favorisent un meilleur contact. Les forestiers accueillent beaucoup d'associations, d'écoles ou autres voulant comprendre le milieu et les interventions menées.

LL : Quel est pour vous le message le plus important à transmettre ?
MM : L'état actuel de la forêt, sa diversité, est le résultat de l'action humaine.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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