| |
Cours du pétrole qui s'envole, réchauffement climatique, risques du nucléaire... De manière détournée, l’énergie fait la une de nos quotidiens sans que nous voyons que faire. L'énergie, domaine traditionnellement réservé aux entreprises spécialisées et à l'administration, serait-elle une question bien trop complexe pour que les citoyens ordinaires puissent comprendre, en débattre et s'impliquer dans l'action ?
Derrière les discours péremptoires de nos gouvernants et les pressions des lobbies pour imposer leurs modes de production d'énergie, il nous faut prendre conscience qu'il n'est pas possible de répondre au défi du changement climatique sans une politique très volontariste de maîtrise de l'énergie.
Hors, les consommations d’énergie sont très largement définies par nos modes de vie et les infrastructures dans lesquelles nous évoluons. C’est dans nos façons d'envisager collectivement notre urbanisme, nos logements, nos modes de transports et de production, que se situent les marges de manœuvre principales d'une politique énergétique responsable, solidaire et respectueuse de l'environnement, associant maîtrise de la demande d'énergie et diversification des sources d'énergie, en particulier renouvelables.
Les principaux acteurs d'une politique énergétique ne sont donc pas les producteurs d'énergie, mais bien les citoyens et les consommateurs. Il est donc urgent d'inventer de nouvelles pratiques de démocratie participative au niveau local et territorial pour définir et mettre en oeuvre cette politique citoyenne.
Citoyens et élus qui appellent de leurs vœux de nouvelles pratiques de démocratie participative trouveraient là un terrain d'application concret et exemplaire. C'est sur la base de leurs expériences que pourra en effet se bâtir une politique qui ne soit pas seulement un nouvel arbitrage ministériel entre lobbies de producteurs, mais une véritable élaboration collective impliquant et engageant les citoyens. Pour cela, les réseaux d’animation et de formation de terrain seront des acteurs cruciaux. |
 |