Le Fourum solaire

Source : Cyril Maurer

 

Dossier réalisé à partir de la Revue La Luciole du Centre n°6

 

 

Le fourum solaire a eu lieu le 10 juillet dernier à la ferme (bio)logique de la Touche à Chitenay (41). Véritable succès, cette manifestation autour des alternatives énergétiques et écologiques a accueilli plus de 1000 personnes. Le public a pu découvrir au travers de différents stands de professionnels associatifs et industriels, de conférences, d’expositions, d’animations et d’ateliers pour enfants, que la nature, avec ses ressources inépuisables, était vraiment capable de satisfaire une majeure partie de nos besoins énergétiques quotidiens.

 

 

 

 

 

 

 

 
 

Camille GUEILLIER, âgée de 17 ans, l’une des initiatrices de cet événement est membre du bureau de la toute nouvelle association FOURUM SOLAIRE.

Source : Cyril Maurer
Camille GUEILLIER

Source : Le Fourum
La Luciole (LL) : Pour quelle raison avez-vous souhaité mettre en place une manifestation sur cette problématique ?
Camille Guellier (CG) : L’idée du fourum est arrivée après la construction d’un four solaire. Notre but était avant tout de réaliser quelque chose de concret sur les énergies renouvelables, quelque chose de simple, facile à construire, accessible à tous et qui fonctionne. C’est en prenant contact avec l’association Ulog, qui nous a fait parvenir des plans, que nous avons opté pour la réalisation d’un four. Le premier après midi de construction, nous étions cinq, puis quelques jours plus tard, une vingtaine. C’est en voyant l’enthousiasme des gens que nous avons voulu ensuite faire partager notre expérience au plus grand nombre.

LL : Mais la réalisation d’un four solaire est-elle vraiment réalisable par tous et avec de véritables résultats ?
CG : En étant un tout petit peu bricoleur, il n’est pas difficile d’en construire un. Ce qui est essentiel dans ce genre d’entreprise, c’est d’avoir une réelle envie de le faire et surtout d’y croire. De plus, après la construction, il y a la phase cuisine et cuisson. C’est vrai qu’au début tout semble “incuisable”, mais il faut absolument se lancer et ça marche. Pour l’anecdote, alors que notre four n’était pas encore fini de construire, une amie de Gap nous dit qu’elle avait fait cuire une dinde de noël au four solaire. Cela a été un véritable déclic… il fallait vraiment que l’on finisse ce four. A la fin de l’hiver, nous en avions même terminé trois. Au début, nous étions impressionné par les 45°C que notre four produisait. Aujourd’hui, avec du recul, nous trouvons ce résultat un peu ridicule, car en améliorant le système, avec un double vitrage, en noircissant et en isolant la plaque offset (d’imprimerie), le four arrive à monter à plus de 150°C.

Source : Cyril Maurer

LL : Après l’enthousiasme des gens pour cette réalisation de four, la qualité gastronomique des plats consommés pendant le fourum et cuit au four solaire, avez-vous de nouvelles perspectives d’avenir, de nouvelles actions concrètes ?
CG : En effet, ce succès nous a fortement motivé, conforté dans notre action et nous donne envie de poursuivre. Dans un premier temps, nous souhaiterions organiser des conférences sur différentes problématiques environnementales dans nos petits villages, et dans un second temps pourquoi pas renouveler une autre manifestation du même type que le fourum solaire, sur un thème comme l’eau ou le vent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le petit plus de Camille GUELLIER

Dans le groupe des constructeurs, une institutrice a utilisé les fours avec ses élèves pour faire cuire des gâteaux qu’ils avaient cuisinés. Pour les enfants, la mise en évidence de l’effet du soleil sur certains matériaux, les récipients noirs, fait appel à diverses notions. Il me semble que la construction d’un four solaire et de son utilisation à l’école est une action très pédagogique et pluridisciplinaire. Elle fait appel aux mathématiques, à la biologie, la chimie, la physique… et permet une bonne compréhension de l’effet de serre.

La construction d’un four solaire est simple et possible à partir de matériaux de récupération.
Il faut du bois, une plaque d’aluminium ou offset, des vitres et quelques clous.
Pour les moins bricoleurs, sachez qu’il existe des kits “Four solaire”.


Pour tous renseignements supplémentaires :

Association LE FOURUM
Mairie de Fougères sur Bièvre
2 rue de l’église
41120 Fougères sur Bièvre