Pour une mobilité libre et durable

 

Dossier réalisé à partir de la Publication La Luciole du Centre n°10

 
 

Dans les évolutions de la société qui transforment nos rapports au temps et à l'espace, la mobilité joue un rôle central.

 

 

 
 
Au plan individuel, la mobilité, tantôt mode de vie contemporain, tantôt contrainte, tantôt facteur d'exclusion, ne se réduit ni au transport (modes, infrastructures), ni au déplacement (motifs, trajets), mais qualifie une aptitude à changer dans la société (aux niveaux physique, professionnel, culturel). Ainsi distingue-t-on les mobilités quotidiennes, les mobilités événementielles et de loisirs, des mobilités résidentielles et des mobilités professionnelles. L'enjeu principal est cependant l'accessibilité. Permettant l'accès à la ville et aux autres, elle constitue une dimension centrale de l'autonomie des personnes et de leur intégration sociale.
 

Au plan collectif, un système de mobilités "BIP" (biens, informations et personnes) se met en place. Celui-ci se substitue à un compromis social fondé sur la stabilité (emploi, résidence), et engendre de nouvelles configurations de lieux et de mouvements (distances et vitesses variées). L'ensemble de ces éléments participe ainsi à la croissance économique, à l'élargissement des aires de marché et de recrutement, mais qui, parallèlement, renforce les déséquilibres et les inégalités.

Face à des mobilités de diverses natures, il convient donc d'appréhender cette notion comme un droit individuel et un enjeu collectif pour des villes durables.

Par Edith HEURGON
Centre Culturel International de Cérisy
www.ccic-cerisy.asso.fr