Au plan individuel, la mobilité, tantôt mode de vie contemporain, tantôt contrainte, tantôt facteur d'exclusion, ne se réduit ni au transport (modes, infrastructures), ni au déplacement (motifs, trajets), mais qualifie une aptitude à changer dans la société (aux niveaux physique, professionnel, culturel). Ainsi distingue-t-on les mobilités quotidiennes, les mobilités événementielles et de loisirs, des mobilités résidentielles et des mobilités professionnelles. L'enjeu principal est cependant l'accessibilité. Permettant l'accès à la ville et aux autres, elle constitue une dimension centrale de l'autonomie des personnes et de leur intégration sociale. |
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Au plan collectif, un système de mobilités
"BIP" (biens, informations et personnes) se met en place. Celui-ci se substitue à
un compromis social fondé sur la stabilité
(emploi, résidence), et engendre de
nouvelles configurations de
lieux et de mouvements
(distances et vitesses
variées). L'ensemble de ces éléments participe ainsi à la
croissance économique, à
l'élargissement des aires de
marché et de recrutement, mais qui,
parallèlement, renforce les déséquilibres
et les inégalités.
Face à des mobilités de diverses
natures, il convient donc d'appréhender
cette notion comme un droit individuel et
un enjeu collectif pour des villes
durables.
Par Edith HEURGON
Centre Culturel International de Cérisy
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