La Luciole : Les établissements scolaires sont-ils partie prenante ?
Fabienne D'Illiers : Ils voient l'arrivée de cette première ligne de
Carapattes d'un très bon oeil. D'autant plus que les
enfants qui participent arrivent dans de bonnes dispositions
en classe. La directrice d'une des deux écoles concernées l'a vraiment remarqué.
Pour l'instant, les écoles sont peu impliquées
car la démarche est encore en phase de test.
Mais très bientôt, des réunions seront organisées
afin de démultiplier la démarche et réfléchir à des challenges entre écoles, entre
classes. Nous verrons aussi de quelle(s) manière(s) faire le lien entre le dispositif Carapattes,
et les cours qui sont donnés aux élèves. C'est
en effet une belle occasion de parler de civisme,
d'écocitoyenneté.
L.L : En quoi La Loire à Vélo dans le Cher est-elle un
outil de développement touristique ?
Fabienne D'Illiers : Un exemple concret : voir passer cet “autobus
pédestre” a donné envie à des CM2 de venir
ensemble à vélo jusqu'à l'école, sans les parents,
ce qui ne leur était pas venu à l'idée jusqu'à présent.
On compte sur cet effet d'emballement pour
faire avancer les choses à Olivet, avec comme
objectif à terme une ou deux lignes de Carapattes
par école, ainsi que des organisations de type "Caracycles" au sein des trois collèges de la ville.
Au-delà des actions en faveur de l'écomobilité scolaire,
nous souhaitons aller beaucoup plus loin.
L'expérimentation “Carapattes” est en effet un premier
pas vers la mise en place d'un Agenda 21, qui
embrasserait l'ensemble des composantes du développement
durable.
Par Manuel LEGER
ADEME Centre
Le pédibus d'Olivet
Les bus pédestres ou pédibus - sont un mode de ramassage scolaire différents. L'enfant attend à un arrêt qu'un groupe de marcheurs en herbe et de parents viennent le chercher pour partir à l'école. A Olivet (45) une deuxième ligne de Pédibus a été inaugurée en juin 2010 |