L'écomobilité, c'est classe

 

Dossier réalisé à partir de la Publication La Luciole du Centre n°10

 
 

Grâce au Plan de déplacements d'établissement scolaire (PDES), les élèves peuvent se rendre à l'école, au collège ou au lycée en se déplaçant de manière plus sûre, saine pour la santé et moins polluante.

 

 

 

 
 

Le PDES est une démarche qui vise à repenser les trajets domicile-établissement scolaire, autrement qu'en voiture. Il a pour objectif d'aboutir à la mise en oeuvre d'actions “écomobiles”, à commencer par la mise en place de véritables “autobus pédestres” (aussi appelés “Carapattes”) ou cyclistes (“Caracycles”). Actuellement, la France compte près de 1 500 opérations de ce type, principalement destinées aux enfants de 3 à 12 ans.

Illustration à Olivet, une commune voisine d'Orléans, qui a mis en place au mois de mai 2009 une première ligne-test de Carapattes, joliment baptisée “l'Allée des Forsythias”. Ainsi, tous les matins, un groupe d'écoliers conduit par des adultes bénévoles effectue le trajet des zones d'habitation jusqu'à l'école à pied. Une forme nouvelle de ramassage scolaire, qui concerne dans un premier temps deux écoles maternelles et deux écoles primaires de la ville, mais qui pourrait s'étendre à d'autres établissements scolaires dès la rentrée.

Un cercle vertueux est alors en marche. Car bien souvent, ce dont ne se doutent pas les enfants, c'est qu'en usant leurs souliers ils ouvrent aussi la voie à un processus de
concertation et de réflexion globale au sein de l'établissement, voire de la commune tout entière !
Une véritable dynamique territoriale a par exemple vu le jour à Châtellerault (www.carapatte-chatellerault.fr), fédérant un grand nombre d'acteurs autour de l'écomobilité scolaire. Un site Internet a même été conçu pour diffuser la bonne pratique. Face au succès rencontré et à l'intérêt manifesté par d'autres municipalités, celui-ci a aujourd'hui vocation à devenir un outil de référence.

Dans certaines communes, l'engouement de nombreux jeunes pour la bicyclette, qui l'utilisent quotidiennement pour se rendre au collège, a amené les collectivités locales à aménager un important réseau de cheminements “doux” aux abords des établissements, à sécuriser les traversées de rues et combattre le stationnement sauvage, à étendre les parkings à vélo, allant même jusqu'à mettre en place un atelier d'entretien et de réparation des vélos.

Parallèlement, des projets éducatifs liés au développement durable profitent de cet élan nouveau pour éclore, tandis que parents et professeurs franchissent le pas du covoiturage, quand c'est possible. En somme, en inventant de nouveaux chemins vers l'école, la société de demain s'ébauche !

Par Manuel LEGER
ADEME Centre