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Dossier réalisé à partir de la Revue La Luciole du Centre n°2

 

Des déchets traités proprement

De plus en plus de déchets, des emballages toujours plus nombreux et des poubelles qui débordent. L’éducation aux déchets est une nécessité aujourd’hui. De nombreuses associations, des institutions et collectivités travaillent pour faire comprendre aux enseignants et animateurs l’intérêt de travailler sur ce thème. Ne jetez pas ce dossier, et attardez-vous dessus, l’avenir de notre planète dépend, entre autres, de ce que nous ferons de nos déchets.

A Val-Eco (syndicat mixte de collecte et de traitement des déchets du Blaisois) on ne badine pas avec l'environnement.
Dans le centre de traitement et de valorisation situé à Blois, construit et géré par la société Arcante, près de 80 000 tonnes de déchets y sont traités comme des “rois” !

   
 

Qui se plaindrait aujourd'hui de voir pousser des usines modernes intégrant à la fois : un centre de tri, un incinérateur respectant l'environnement et la production d'électricité en découlant ! Pas grand monde et surtout pas Daniel Viora Directeur de Val-Eco depuis dix ans. L'usine d'incinération située sur la commune de Blois a été érigée en 1997, date de la première pierre. En fait dès 2000 le traitement a commencé. Ce sont désormais 52 communes adhérentes à Val-Eco qui font traiter 35 0000 tonnes de déchets par an. Plus que la technique c'est la vision du gestionnaire qui est intéressante : “Cette usine est très moderne : on s'est de suite conformé aux règles de la directive européenne environnementale, draconienne dans le domaine de traitement des fumées. C'est pourquoi notre installation pour les traiter est très efficace”. “Cette usine qui renferme le centre de tri des déchets recyclables, l'incinérateur des ordures ménagères et la production énergétique est une des plus performantes en France” se félicite le Directeur. Pas de doute, la communication aussi fait partie de ses priorités : “Une animatrice sensibilise les scolaires et informe le grand public sur ces questions” affirme le patron. “J'interviens à tous les niveaux scolaires en classe directement. A l'aide d'outils pédagogiques adaptés, j'explique l'intérêt du tri et du recyclage de nos déchets pour la protection environnementale. J'espère qu'ils seront des bons écocitoyens” explique Agnès, l'animatrice en question qui a sensibilisé près de 3000 jeunes cette année (de la maternelle au collège).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut que tout le monde s'y mette !
On a constaté récemment que les Français comprenaient mal l'augmentation significative des tarifs dans ce domaine. Mais cette incompréhension émane peut être, voire sûrement, du manque d'information. Une usine comment ça marche ? Combien cela coûte ? Pourquoi dépenser autant ? Même si ces questions peuvent apparaître d'un autre âge pour certains, il est peut être nécessaire pour d'autres de savoir les raisons d'une telle facture. Assurément la préservation de l'environnement a un prix ! Tout le monde est-il prêt à le payer ? En tous cas, Daniel Viora est clair sur ce sujet : “Nous avons fait des efforts considérables en matière de rejet dans l'air et notre usine tourne presque à plein régime. Ces efforts environnementaux, il faudrait aussi les retrouver dans le secteur de l'automobile par exemple, un des plus pollueurs” En un mot, les opérateurs de traitement de déchets n'ont pas ou plus de leçon à recevoir. Pour s'en convaincre, il vous suffit de visiter une usine. Rassurez-vous pas besoin de mettre vos bottes ni votre masque !

 

L'incinération en direct !
A Val-Eco, une fois pesés, les camions déchargent les ordures ménagères dans une fosse de 4000m3 (30m de long, 12m de profondeur, 11m de large). Les déchets sont mélangés puis envoyés dans les fours (capacité de 5,5 tonnes à l'heure) à l'aide d'un grappin pouvant prendre 1 tonne. Tout est piloté en temps réel d'une salle de commande par ordinateur. Cela permet entre autre d'optimiser toutes les opérations (vérifier la température des fours, le fonctionnement de l'ensemble des machines servant notamment à traiter les fumées). L'ordinateur permet à l'opérateur de pister les déchets seconde par seconde. Le pontier avec le godet qui peut prendre 1 tonne de déchets bâtit en permanence un mur afin d'alimenter les fours au fur et à mesure. Les chaudières récupèrent l'énergie calorifique produite par la combustion des déchets. L'eau circulant dans les tubes chauffés par la fumée se transforme en vapeur. Les 2 chaudières produisent 34 tonnes de vapeur à l'heure surchauffée à 360° sous 45 barres de pression. Enfin les fumées sont traitées en 3 étapes : les tours d'atomisation, les filtres à manches et les tours de lavages. La vérification de rejet dans l'air est aussi effectuée en temps réel. Aucun rejet liquide ne se fait.